Conférence à l'Alcazar : L’histoire de l’art aujourd’hui
par Olivier Bonfait, professeur d’histoire de l’art
Celle ci est animée par Olivier Bonfait, professeur d’histoire de l’art à l’université de Bourgogne, président de l’APAHAU, association des professeurs d’archéologie et d’histoire de l’art des universités.
Présentation Jean-Noël Bret. Proposition Art, Culture et Connaissance.
Venez à l'heure dite ou un peu avant pour avoir de la place.
Dites bien que vous venez de la part de Marseille Autrement.
Faire briller les yeux …
Pour un enseignement de l’histoire des arts au service de l’éducation culturelle
Pour donner de la légitimité à l’enseignement de culture artistique que la Refondation de l’école souhaite dynamiser, c’est moins le nombre d’heures, le système de notation au DNB que faire briller les yeux des élèves, collégiens et lycéens qui importe. C'est-à-dire leur donner des outils pour comprendre et s’approprier le monde d’aujourd’hui dominé par l’image, leur donner des clés pour profiter intelligemment d’une civilisation du loisir et du temps libre, leur donner un désir de jouissance dans leur rencontre avec l’objet et l’œuvre d’art, une rencontre qui peut être technicienne (comment cela a été fait, comment cela marche), et aussi citoyenne (comment le transmettre). C’est donc répondre à une demande de la jeunesse, de plus en plus curieuse et participative en ce domaine : il y avait 2,5 millions de visiteurs au Louvre en 1981, près de 9 millions en 2011 dont 40 % ont moins de 25 ans.
À ce projet éducatif, l’histoire des arts peut contribuer fondamentalement, d’une façon intelligente et originale.
En apprenant à lire une image, du tableau de Picasso à l’affiche publicitaire, elle permet de lutter contre l’analphabétisme visuel, qui va être de plus en plus handicapant socialement dans des civilisations où la lecture critique des images devient discriminante. Elle assure ainsi la formation d’un regard critique pour le citoyen, mais aussi constructif pour l’être humain du XXIe siècle, qui sait lier les différentes créations (visuelles, sonores, écrites), les insérer dans un dialogue des cultures.
Elle développe chez l’enfant les moyens d’épanouir sa sensibilité, dans une démarche de rencontre avec l’objet, d’intérêt pour la civilisation où il fut créé, qui peut déboucher sur une activité créatrice, d’autant plus riche et stimulante qu’elle mêle intuition et connaissance.
Elle apprend à partager, par l’expression des émotions, la communication autour de l’œuvre : elle crée ainsi du lien social et développe une mixité culturelle. En faisant dialoguer les objets de ‘haute’ et ‘basse’ culture, et de civilisations différentes, elle enseigne le respect de l’autre.
Trois principes peuvent régir cet enseignement de l’histoire des arts :
- susciter un dialogue entre l’hier et l’aujourd’hui, entre la richesse et la diversité du passé et l’infini du présent
- lier émotion et raison, intuition et connaissance, sentir et exprimer
- permettre de s’approprier toutes les cultures, donner à un jeune de banlieue ou d’ailleurs les outils pour s’approprier et Phidias et Platon, et Caravage et Galilée, et Warhol et le rock.
Il est alors évident que cette histoire des arts, lieu de découverte des humanités et de la civilisation technicienne d’aujourd’hui, peut aussi constituer, si elle est bien enseignée, un espace de réussite scolaire ouvert à tous.
L’enseignement de l’histoire des arts réalisé depuis trois ans, mis en place sans moyen et sans concertation, a montré les limites d’une pluridisciplinarité pas assez réfléchie, qui s’est transformée en éclatement de l’objet entre différentes disciplines, et n’a pu ainsi être une matière intelligible par l’enfant et constructive pour son développement.
Il importe donc de ne pas opposer l'enseignement de l'histoire de l’art (qui a depuis longtemps dépassé les seuls beaux-arts pour intégrer le design, la photo ou la vidé, les liens entre arts visuels et théâtre ou musique) et les activités d’éveil et de création. Le premier permettrait une prise de connaissance, la formation et l’appropriation d’outils critiques, le développement d’une sensibilité dans une première étape du parcours pédagogique. Les secondes se manifesteraient par la mise en place de projets interdisciplinaires, du français aux sciences en passant par les enseignements artistiques, et ouvrant sur la rencontre avec les acteurs contemporains des mondes de l’art.
De Olivier Bonfait, Président de l’APAHAU.
Le site Internet de l'Alcazar : http://www.bmvr.marseille.fr/
Marseille 1er, Alcazar (BMVR)
Conférence, débat, assemblée
Heure de début : 17h15
Heure de fin : 23h00
Public : Tout public
Statut requis : Membre ou En Test
Gratuite
Cette sortie est terminée
Gestionnaire : Alcazar (BMVR) Animateur : Département Art
Localisation
Salle de conférence de l'Alcazar ou BMVR (Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale), 58 Cours Belsunce 13001 Marseille.Bus : 81
Métro : Vieux-Port, Colbert, Noailles, J. Guesde
Tramway : Ligne 2 arrêt Belsunce-Alcazar
Parking : Centre Bourse, Place de la Providence
Tél. : 04 91 55 90 00
par Olivier Bonfait, professeur d’histoire de l’art
Liste des participants
Début de la sortie : Vendredi 4 octobre 2013 - 17h15
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par Olivier Bonfait, professeur d’histoire de l’art
Forum d'échange
Début de la sortie : Vendredi 4 octobre 2013 - 17h15
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