Conférence "Peste soit de la maladie" par Michèle Delaage,
vice-présidente du Comité du Vieux Marseille, à l'Alcazar (BMVR)

Dans de la cadre de la commémoration du tricentenaire de la Peste que connut Marseille en 1720, cette conférence "Peste soit de la maladie" est animée par Michèle Delaage, Vice-Présidente du Comité du Vieux Marseille après une carrière de chercheuse au Centre National de la Recherche Scientifique.
Entrée gratuite sans réservation et dans la limite des places disponibles. Début prévu 15 mn après l'heure suggérée.
Accessibilité aux personnes handicapées visuelles, Accessibilité aux personnes handicapées moteur.
Pour ceux et celles qui désirent se retrouver entre adhérent(e)s, vous pouvez échanger sur le forum et réfléchir à un point de ralliement.
"Cette maladie venue de l’ire de Dieu..." (article de Nadia Tighidet sur La Provence le 12 janvier 2020)Peut-on imaginer pareille horreur...
La panique d'un peuple ravagé par un fléau si puissant, qu'il est interdit à quiconque de sortir des limites du territoire, sur un arrêté du 31 juillet 1720...
Un peuple condamné à la désolation, aux cris dans les ruelles, à la douleur dans des corps au seuil d'une mort qui frappe à tout-va, jusqu'à mille personnes par jour !
Une malédiction, perçue alors comme un châtiment divin et dont on ne sait rien, à l'époque ; le bacille de la peste ne sera en effet découvert que bien plus tard, en 1894.
Et la puce du rat identifiée comme vecteur, en 1898.
C'est bien elle pourtant qui, en 1720, fait les ravages que l'on connaît aujourd'hui : "40 000 morts, peut-être 50 000, sur une population qui compte alors 90000 habitants", décrit Michèle Delaage, vice-présidente du Comité du Vieux-Marseille qui a édité un ouvrage passionnant sur "La santé à Marseille", ses lieux, ses hommes, ses épidémies, dont celle de la peste qui, en 1720, promettait une mort dans d'affreuses circonstances...
"La mort intervenait entre quatre et dix jours après la piqûre de la puce de rat, en fonction de la charge de venin qu'elle portait".
Yeux brillants, regard fixe, épaississement du sang, lésions cutanées, ganglions lymphatiques enflammés...
L'homme contaminé était alors promis à une mort certaine et, "maigre consolation, une mort très rapide"...
Il fallait bien pourtant essayer de la conjurer !
C'est ce que tentaient les médecins dans leurs accoutrements inquiétants.
"Ils portaient des gants et sous le manteau, ils portaient des bottines attachées à leurs culottes auxquelles étaient attachées leurs chemises.
De sorte qu'aucun morceau de peau ne soit laissé à l'air libre".
Il s'agissait pour eux, de provoquer chez le malade, transpiration mais aussi vomissements et libération des voies digestives, purger pour dégager les parties basses, et comble de l'inimaginable, pratiquer des saignées pour débarrasser l'organisme du sang corrompu...
Les bubons quant à eux, étaient traités par ventouses, sangsues et finalement, brûlures.
Tout un arsenal qui, hélas, "affaiblissait encore davantage les malades, plus que cela ne les soignait".
Moins radical mais pas beaucoup plus efficace, des parfums étaient utilisés et notamment le vinaigre dit "des quatre voleurs" qui contenait ail, menthe, clous de girofle, thym, sauge, lavande, romarin, absinthe.
Pour l'anecdote, "il apparaît dans nos archives qu'en 50-60, le comité du Vieux-Marseille a fait fabriquer ce vinaigre dont il qualifiait alors l'odeur d'agréable et stimulante".
Difficile encore, d'imaginer le personnel des hôpitaux recevant les malades "même si peu hélas avaient le temps d'arriver jusque-là". Et que dire du ramassage des corps...
"On promettait la liberté à des forçats, s'ils acceptaient cette tâche. Une solution s'imposait : la création de fosses communes.
Grâce à des relevés, on sait que des aiguilles étaient plantées entre les phalanges des orteils pour s'assurer que le corps était bien sans vie".
Un peu désespérant lorsqu'on pense que tout cela aurait pu être évité si le Grand-Saint-Antoine avait été, comme il aurait dû l'être, mis tout de suite en quarantaine sur l'île de Jarre...
Un mot sur Michèle Delaage
Après une carrière de chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, Michèle Delaage a décidé de consacrer une large part de son temps au Comité du Vieux-Marseille dont elle est vice-presidente. Elle y assume l'organisation des expositions annuelles qui ont chaque fois pour thème un pan de l'histoire patrimoniale de notre ville ainsi que la rédaction des catalogues qui les accompagnent, dont une dizaine sont parus.
Voir le site Internet de l'Alcazar
Marseille 1er, Alcazar (BMVR)
Conférence, débat, assemblée
Heure de début : 17h15
Heure de fin : 19h00
Public : Adhérents curieux
Statut requis : Membre ou En Test
Gratuite
Cette sortie est terminée
Gestionnaire : L'Alcazar, bibliothèque de Marseille Animateur : Michèle Delaage, vice-présidente du Comité du Vieux Marseille
Localisation
(Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale)
58 Cours Belsunce 13001 Marseille
Tramway T2 arrêt Alcazar
Bus 83/89/97 arrêt Canebière - Bourse
Bus 81 arrêt Canebière - Vieux Port
Métro M1 arrêt Vieux Port
Métro M2 arrêt Noailles
Parking Centre Bourse, Place de la Providence
Parking Centre-Bourse
vice-présidente du Comité du Vieux Marseille, à l'Alcazar (BMVR)
Liste des participants
Début de la sortie : Mardi 4 février 2020 - 17h15
Entrée gratuite sans réservation et dans la limite des places disponibles. Début prévu 15 mn après l'heure suggérée.
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vice-présidente du Comité du Vieux Marseille, à l'Alcazar (BMVR)
Forum d'échange
Début de la sortie : Mardi 4 février 2020 - 17h15
Entrée gratuite sans réservation et dans la limite des places disponibles. Début prévu 15 mn après l'heure suggérée.
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